« Petite reprise de l'activité »
Nous allons vers les beaux jours. Considération qui n'est peut-être pas seulement météorologique : à regarder la bourse de fret Teleroute, où les annonces se font plus nombreuses, on se met à espérer que la reprise n’est plus si loin. Un peu d’optimisme ne fait pas de mal, même si, c’est vrai, une hirondelle ne fait pas le printemps.
Il suffit que le soleil brille pour que tout semble moins dramatique… Outre le beau temps, les transporteurs peuvent avoir quelques raisons d’être optimistes. Nombre d’entre eux constatent une reprise du trafic… Interrogé à ce sujet, Alain Vernadat, directeur Europe du Sud de Teleroute, confirme. Sur la bourse de fret, qui est un excellent baromètre de l’activité de la profession, il constate que le nombre des annonces proposées décollait franchement, fin mars.
« Sur les derniers jours du mois de mars, on a presque doublé les volumes quotidiens des annonces postées sur Teleroute, par rapport à la moyenne quotidienne du reste du mois. C’est une claire amélioration » Prudent, il ajoute : « Mais une hirondelle ne fait pas le printemps ». D'autant que cette hausse est conforme à la saisonnalité.
Le médiateur du crédit est votre ami
Reste que tout ce qui est pris n’est plus à prendre. Aussi les transporteurs apprécient-ils à sa juste valeur ce petit peu de travail supplémentaire. « Ce n’est pas encore la reprise, mais on a plus le moral », confirme l’un d’eux.
Autre raison de se réjouir, les consignes données par le gouvernement visant à aider les entreprises à passer le cap semblent porter leurs fruits. Le médiateur du crédit jouerait pleinement son rôle. « Il agit efficacement et se montre très réactif. Le système fonctionne bien globalement », constate Yves Quemeneur, de l’UNOTRE. Il illustre ses propos d'un exemple : « Dernièrement, j’ai eu le cas d’une Pme de moins de 10 salariés qui était à la limite du dépôt de bilan. Nous avons fait intervenir le médiateur. Avec succès, puisque tout ce que le chef d’entreprise demandait pour sauver son entreprise a été accepté : un prêt de trésorerie, un transfert de garantie, une réorganisation financière… »
N’hésitez pas à les solliciter
Du côté de l’État aussi les consignes ont été entendues. Ursaff, impôts et autres se montrent très ouverts aux demandes de rééchelonnement. « Partant sans doute aussi du principe que si une entreprise doit 10 000 euros de TVA, il vaut mieux lui accorder un échelonnement de cinq mois. Cela assure d’avoir au moins 2 à 3 versements de 2 000 euros si l’entreprise dépose quand même le bilan, plutôt que ne rien récupérer du tout si on ne lui accorde pas cette facilité », constate avec réalisme M. Quemeneur. « Reste que cette attitude est nouvelle et que les dossiers sont traités rapidement ». Il ne faut donc pas hésiter à utiliser toutes les possibilités que les entreprises ont à leur disposition pour passer le cap de leurs difficultés… en attendant les beaux jours.
« Petite reprise de l'activité »
Le lundi 6 avril 2009
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